
3... 2... 1... 3... 2... 1... 3... 2... 1... 3... 2... 1... 3... 2... 1...
1... 2... 3... 1... 2... 3... 1... 2... 3... 1... 2... 3... 1... 2... 3...
Sur scène nous serons 4
4 à être contre le temps, contre la montre, contre-performants !
Il va y avoir du SPORT, des départs à la chaîne, des départs qui tournent en rond, et des courses qui ne feront pas le tour du stade, ou pas tout à fait
du JEU, en terrain glissant
et peut-être même de la DANSE, on amène notre twister géant
Tout se qui se passe en coulisse sera sur scène, tout se qui se passe à l’entraînement sera sur scène, tout se qui sera dans les gradins se passera toujours sur scène, et quant à la scène elle-même, on verra bien ce qui se passera. La voix du coach ex-machina nous le dira.
Nous ne sommes pas danseurs, serons-nous amateurs ? Serons-nous sports, ou bien préfèrerons-nous plagier, copier, réutiliser ?
Si la DANSE est un JEU, si le JEU a ses règles, pouvons-nous en instaurer tout en restant autonomes, quelle place ont l’aléatoire et l’improvisation dans notre organisation, peuvent-ils être le pont entre autonomie et cadre à respecter ? Et si un coup de dé n’abolit pas le hasard, que le hasard est déjà une règle, et que la règle est dans le JEU, alors le JEU sera notre terrain de DANSE.
Si la DANSE est faite de gestes, que le beau geste va droit au but, si dans le SPORT seul le beau geste compte, et si le beau geste c’est l’extinction de tous les autres, si l’on doit optimiser nos capacités pour aller droit au but et si l’on ne doit choisir qu’un seul geste, lequel garde-t-on ?
Si le SPORT est affaire de corps, si l’on pense le corps social, et si nos corps ensemble ont plus de coffre, de gueule et de chien que de gestes performatifs, montrerons-nous que la tangeante est le plus court chemin ? Si être SPORT, c’est aussi lâcher le pied ou passer la main, alors les champs de course seront nos pistes de DANSE.
Quelques minutes pour activer et désamorcer nos actions, la compétition n’aura pas lieu, quel enjeu alors ?